Vendredi 7 avril 2006

Avez-vous déjà regardé une vache les yeux dans les yeux? Et pendant plus de 30 secondes? Ca donne le vertige! J'en vois des troupeaux entiers  tous les jours en allant au boulot, en train de mâcher consciencieusement leur herbe, leur seule préoccupation : brouter, mâcher, avaler, puis redéglutir, ruminer et ruminer, ruminer sans fin, et rester là le regard dans le vide, d'un regard vide... Quand elles vous regardent droit dans les yeux, fixement, de leur air si profondément, si complétement si magnifiquement  bête, de leur regard tellement abrutissant, vous commencez à en avoir la tête qui tourne, à oublier presque comment vous vous appelez tant le vide vous appelle, plus de vertige, vous êtes happés, leur regard vous avale et vous rumine, méthodiquement, vous plongez dans l'impersonnel, vous tanguez à la dérive, la bouche ouverte, hébété...

Essayez à l'occasion, ça dépayse!!

La Mite, dans un moment d'inspiration littéraire sublime.

Par La Teigne et La Mite - Publié dans : Trou de balle
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Vendredi 7 avril 2006

"Combien d'hommes faut-il pour changer un rouleau de papier toilette?

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Personne ne sait : ça n'est jamais arrivé!"

Par La Teigne et La Mite - Publié dans : Trou d'Humour et Rigolades
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Vendredi 7 avril 2006

La Havane, un 17 Mai.  Deux françaises abasourdies, hébétées, ébahies par le spectacle pittoresque d'un Malecón tant vanté qui nous est apparu comme une vulgaire digue de béton, bâtiments en ruine, façades écorchées, ville ébréchée de toutes parts comme un vieux service de porcelaine rare mais trop longtemps négligé, et puante par dessus tout : fumant mélange de puanteurs organiques et de relents pestilentiels d'une essence très bon marché. Odeurs toutes particulières à La Havane, que nous ne retrouverons pas ailleurs faute de voitures, sauf quand on aura le malheur d'être sur le bord de la route au passage d'un vieux camion poussif lâchant après lui un nuage infect.

Dire qu'on m'avait loué le silence religieux d'une grande capitale où l'on était réveille par les chants des oiseaux au matin comme en rase campagne. Sûrement plus dans le centre aujourd'hui. Ce qui nous sort du lit, c'est plutôt les interpellations des habaneros entre eux, il y en a deux dessous notre fenêtre, ça équivaut largement à un attroupement, ils sont deux à discuter et on se demande s'ils ne sont pas en train de s'engueuler tellement ça braille fort. Mais demandez votre chemin dans la rue et c'est la surenchère, dans les 5 minutes qui suivent vous en avez 3, 4,5 ou 6 qui s'approchent et se mettent en quatre pour vous expliquer, résultat vous êtes encore plus paumés mais ça fait chaud au coeur et de toute façon on s'en fiche, il y en a au moins un qui va vous prendre par la main et vous emmenez, ça lui fera un détour mais c'est pas grave, quand je pense que dans certaines villes en France, on hésite même à demander l'heure de peur que la personne s'enfuie en courant après vous avoir décoché un regard noir ou affolé au cas où où vous voudriez lui piquer son sac. Question de -mauvaises- habitudes.

Premier contact avec Une Havane brouillonne : un choc, presque un traumatisme.

Deuxième contact après récup du décalage horaire : le coup de foudre. Irréversible...

La Mite, le 22 août 1999.

Par La Teigne et La Mite - Publié dans : Le Trou de la Lorgnette
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Jeudi 6 avril 2006

C'est Raymond Queneau qui l'a dit :

"Bien placés bien choisis

quelques mots font une poésie

les mots il suffit qu'on les aime

pour écrire un poême

on sait pas toujours ce qu'on dit

lorsque naît la poésie

faut ensuite rechercher le thème

pour intituler le poême

mais d'autres fois on pleure on rit

en écrivant la poésie

ça a toujours kekchose d'extrême

un poême"

Je suis impressionnée par la simplicité merveilleuse de cet homme qui dit tant de choses avec des mots de tous les jours, et il n'a pas de plan, pas de stratégie, il ne cherche pas à écrire un poême, il l'écrit c'est tout. Il ne sait pas de quoi il va parler, il n'a pas de projet précis : c'est son coeur qui parle, voilà pourquoi c'est si bien dit.

La Mite.

Par La Teigne et La Mite - Publié dans : La Caverne d'Ali baba et les 40 Auteurs
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Jeudi 6 avril 2006

Difficile de répondre à un tel élan d'amour, mais je dois dire sans aucune retenue, que j'ai une chance pas possible d'avoir comme âme-soeur, cette mite débordante d'amour. Cette mite est teigneuse mais c'est un condensé d'humour et d'amour, elle est dotée d'un grand coeur, un peu brouillon, il faut le reconnaître mais bourrée de talents refoulés qui vont exploser au grand jour dans notre blog et ATTENTION AUX YEUX, elle a le don de mettre en alerte tous nos sens quand elle décrit les sentiments.

Ces sentiments si douloureux parfois, ces crises majeures dans notre vie, qui nous ont fait nous rapprocher et ne plus nous quitter. Nous sommes liées à vie, nous sommes pareilles, nous sommes soeurs dans l'âme...nous sommes des âmes soeurs.

A ma mite bienaimée de la part de sa teigne le 06 avril 2006

 

Par La Teigne et La Mite - Publié dans : Trou de Coeur Tendre
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